Bien choisir son terreau

Quel est le rôle du terreau ?

Le but d’un bon terreau est de recréer un support d’ancrage pour la plante se
retrouvant dans un milieu artificiel limité (son pot) permettant un développement
racinaire optimum, base d’une croissance harmonieuse.
La structure du terreau est d’une importance cruciale afin d’optimiser au
mieux la dynamique de l’eau et de l’air au niveau des racines. Parallèlement aux
aspects physiques, les caractéristiques chimiques telles que la teneur en engrais et
les conditions de pH doivent être adaptées au mieux en fonction du type de plantes et
de rempotages.

Un terreau = un usage spécifique 

Selon que l’on procède à un semis, à un rempotage en gros pot nécessitant un terreau
stable et drainant, à une plantation de plantes acidophiles telles que les rhododendrons ou encore à un rempotage de pétunias retombants en jardinières, il faudra choisir le terreau adapté et faire le bon choix.

Saisons et Jardins a donc choisi de mettre en place une gamme de terreaux utilisable en agriculture biologique. Pertinente, sachant répondre à toutes les exigences techniques du jardinier amateur, la fabrication de cette dernière
a été confiée à l’entreprise FLORAGARD.
Afin de pouvoir répondre à ces exigences, il faut avant tout faire appel à des matières premières de choix. Matières ayant été contrôlées quant à leurs qualités physiques, biologiques et sanitaires.

Une composition de qualité

Il faut trouver le bon équilibre entre les différents composants pour obtenir le meilleur terreau en fonction de l’usage recherché.
Le choix des matières premières est essentiel, chez Floragard,
on utilise :

  • la tourbe issue de sphaigne comme matière première
    principale, que l’on trouve dans les hauts-marais.
  • la tourbe blonde qui génère capacité en eau et souplesse
    au terreau.
  • la tourbe noire de sphaigne qui confère un fort pouvoir
    tampon et une bonne mouillabilité au sein du mélange
    (tourbe de sphaigne ancienne).

Les propriétés de ces matières en font des intrants difficilement remplaçables dans un
terreau haut de gamme. Parallèlement à ces intrants, on utilise aussi, selon la finalité
technique recherchée des mélanges :

  • l’argile qui par sa présence dans le mélange joue un rôle de pouvoir tampon vis à vis de la dynamique de l’eau et des éléments nutritifs.
  • la fibre de coco fine qui confère des
    propriétés de disponibilité en eau favorable à la croissance des plantes.
  • le compost vert finement criblé qui contribue fortement à l’approvisionnement des plantes en éléments nutritifs et stimule la vie du terreau.
  • la bille d’argile expansée concassée qui est utilisée pour ses propriétés de drainage et
    qui contribue aussi à la stabilité structurale du terreau.
  • la combinaison d’engrais organique et organominéral qui assure une fertilisation durable.
  • l’ajout d’engrais avec oligo-éléments qui contribue également au bon équilibre de croissance des plantes.
  • enfin, en fonction du type de terreaux, d’autres matières premières telles que la fibre de bois, la perlite, les écorces, le sable… peuvent entrer dans les compositions.

Une matière première précieuse entre des mains responsables

On trouve en Basse-Saxe, la région d‘origine de Floragard, plus de 90% des réserves de tourbe d‘Allemagne. Les espaces de tourbières intacts y sont protégés par des réglementations de protection de la nature strictes. Ces zones humides ne sont pas asséchées ni utilisées pour l‘exploitation de la tourbe. Seules les surfaces qui ont déjà été asséchées et utilisées pour l‘agriculture sous la forme de pâturages ou de champs sont exploitées. Même pour ces espaces asséchés, les autorisations d‘exploitation font
l‘objet d‘un contrôle approfondi par les administrations, c‘est ainsi que seulement environ 1% de ces surfaces est activement utilisé pour l‘exploitation de la tourbe.
Ces surfaces ont été asséchées il y a plusieurs décennies et transformées en prairies ou champs. Continuer à utiliser les surfaces agricoles ou les laisser non utilisées, ne serait pas vraiment pertinent. La tourbe sur ces sols asséchés se tasserait donc et continuerait à s’oxyder avec le temps et conduirait à dégager de fortes émissions de CO2. Une valorisation de la tourbe de ses anciens marais devenu agricole a du sens. Une fois l’exploitation de la tourbe achevée, une remise en eau permet d’inverser
ces phénomènes d’oxydation de la tourbe et dans certains cas à moyen terme de recréer un marais en croissance. Pour ce faire une couche de tourbe d’environ 0,5 m est laissée dans le marais et la réhabilitation (remise en eau, réintroduction des végétaux) conduit à la remise en fonctionnement du marais avec la mise en place progressive du biotope.